KhaOs Story #1

"Une expérience singulière et hors norme dans un lieu unique"

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“Quand le temps s’arrête, il devient lieu”, dit le poète iranien Chawki Abdelamir. En effet, le temps semble s’être arrêté à Nanterre, au POINT CARRE, un immense building ultramoderne. Derrière une muraille de verre reflétant des nuages de passage : un hall monumental, des couloirs en cascade, des plateaux entiers baignés de lumière, tout est gigantesque et absolument ... VIDE. Par les portes laissées entrouvertes passe le vent et l’écho se fait entendre dès qu’on oublie de chuchoter. La nature n’a pas tardé à reprendre ses droits dans la cour centrale, où pousse désormais une étrange forêt vierge. Où sommes-nous ?

Denis Felix

Cet immeuble, rempli de poésie du vide, n’est pas un bâtiment hanté, mais un espace en TRANSITION, une silencieuse parenthèse avant que son propriétaire ne le partage à nouveau avec un heureux locataire. Dans ce temps intermédiaire, ce lieu remarquable a été choisi pour être investi par des artistes, les seuls capables de raconter ces histoires inaudibles, dont le murmure résonne depuis les caves, à travers les murs, jusqu’au toit terrasse, pour se dissiper dans le ciel de la capitale. Brièvement, ils prennent possession de cet espace physique et mental pour le transformer en « boite à rêves ». Imprimée sur une bâche qui cache temporairement la façade, « CECI N’EST PAS UN IMMEUBLE DE BUREAUX », la paraphrase de l’œuvre célèbre de Magritte, étant le titre de l’événement, offre la promesse d’une belle surprise pour ses visiteurs.

Chantal Sanier

Tout d’abord, quelques mots sur ce projet artistique éphémère, imaginé SUR MESURE, qui va « habiter » ce lieu fantôme pendant quelques jours à peine. Lente mais sûre, souvent inattendue mais toujours inévitable, la METAMORPHOSE est une force essentielle de l’univers qui détermine l’existence de toute chose. Le POINT CARRÉ, comme une chrysalide - l’être en émergence, est aussi soumis à cette loi universelle. Les œuvres sélectionnées par Kiama SORLI, artiste et commissaire de l’exposition, mettent en évidence l’éternelle transformation, le potentiel des possibles inscrits dans chaque chose. 

Seb Janiak

Car si nous parlons des empreintes auratiques d’Henri Foucault, des photomontages surréalistes de Seb Janiak, des paysages mentaux de Kiama Sorli, de l’art total de Chantal Sanier, des visions paradisiaques de Denis Felix, ou encore des arabesques puissantes de Jordane & Yves Saget, des cités interminables de Bertrand Bernager ou des objets « fracassés » de Pier Esparre – leur travail donne à voir le vortex d’ENERGIE qui sans cesse fait et défait la MATIERE. La lecture personnelle de ces œuvres par Kiama Sorli propose de mettre en avant leur étonnante capacité de RENDRE VISIBLE L’INVISIBLE.

Xavier Lavergne

On retrouve ici aussi le thème de la masse primaire, la substance puissante et informe, qui, sous les mains « d’artiste-alchimiste », comme Xavier Lavergne ou encore Jean-Louis Hurlin se transforme en un objet quasi métaphysique, une manifestation de nature INFINIE de l’univers, Et puisque le vide conduit toujours vers l’infini, notre lieu est le point parfait du départ de cette quête. 

Henri Foucault

Comme une retranscription d’une musique céleste, les LIGNES rythmées, sinueuses ou droites, rigides ou flexibles, les courbes et les contre-courbes permettent aux frères Saget, au jeune photographe Bertrand Bernager de visualiser le flux de forces qui nous entourent et auxquelles nous sommes constamment soumis.

Kiama Sorli

Ces lignes, également symboles de la puissance de l’esprit d’artiste et de sa capacité de créer et récréer, visent une pure abstraction et donnent des apparences à l’impossible. Exaltées, fantastiques, baroques, elles exhibent leur puissance et, encore une fois, la richesse de la nature dans toutes ses métamorphoses. 

Jean-Louis Hurlin

Pour la société postindustrielle, saturée de matérialisme et de consumérisme, l’art est un des derniers liens avec ce qu’on nomme SACRE, SUBLIME ou encore ABSOLU, qui, hors des religions, permet de définir le monde et la place de l’homme dedans. 

Bertrand Bernager

Ainsi, les photogrammes de Henri Foucault qui visualisent les énergies du corps, les objets mystérieux de Jean-Louis Hurlin de perfection quasi surhumaine, les paysages fantastiques de Seb Janiak sont chargés de l’aura quasi mystique qui leur donne une dimension SPIRITUELLE.

Jordane & Yves

Saget

C’est parce que l’invisible, qui échappe à la représentation, convoque toujours une sensation métaphysique. Comment donner une image à l’inimaginable, comment figurer l’infigurable et révéler la dimension transcendantale de la matière ? L’art de Pier Esparre, Bertrand Bernager, Jordane & Yves Saget, Chantal Sanier et des autres artistes de l’exposition pose des questions difficiles, sans donner une seule réponse, mais offre toujours une expérience « cosmique » qui témoigne des traces du sacré.

Pier Esparre

L’exposition a été imaginée pour DIALOGUER avec l’environnement direct du Point Carré, la ville de Nanterre et son milieu associatif et culturel. Les visites guidées, les rencontres avec les artistes, les ateliers créatifs inciteront à un précieux échange des énergies entre les acteurs venant de la capitale et ceux des périphéries.

Carlos Sanchez Alonso

“Là où l’infini de l’espace recoupe l’infini du temps, on trouve un endroit précis à un moment donné.” (Grégoire Lacroix) – Pour quelques jours, ici et maintenant, le Point Carré s’éveille. Echappé miraculeusement de la démolition, son incroyable histoire parle de la résilience, cette étonnante capacité de se réinventer par l’art.  

Vincent & Laurent Descotils

Le temps de l’exposition, le bâtiment se transforme en capsule d’exploration des terres inconnues. L’art le propulse vers l’infini et il y atterrit en toute douceur.

Emmanuel Damon

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